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Going where we come from, Maëlle Gross

Filira Going where we come from

Going where we come from, Maëlle Gross

18.05-10.06.17

Une pièce sonore performative autour des thèmes de l’identité, des frontières et du mythe s’ouvrira à Kypseli, quartier populaire et d’immigration d’Athènes (Grèce), le vendredi 19 mai 2017. Initiée par la plasticienne suisse Maëlle Gross, l’exposition se déroulera jusqu’au 10 juin.

 

 

Maëlle Gross travaille sur la question de la perméabilité des espaces et des frontières. Pour son nouveau projet, elle propose une art walk (marche artistique) sous forme de pièce visuelle et sonore où le spectateur chemine seul à travers les rues animées du quartier de Kypseli à Athènes, guidé par les indications et les histoires composées par l’artiste, et contenues dans un audio-guide. On découvre, le long du parcours, les œuvres d’une série d’artistes chypriote, français, grecs et suisses, exposées dans des espaces publics et privés.

 

Maëlle Gross, d’origine gréco-suisse, a choisi de travailler dans ce quartier multiculturel non loin duquel se trouvait la maison de ses ancêtres, rue Filira. Depuis janvier 2017, elle s’est immergée dans la vie quotidienne du quartier, y a récolté les récits de ses habitants et mené des recherches sur l’intégration. Cet espace urbain, où réside une importante population d’origine étrangère, a constitué un terrain propice pour mener une réflexion sur l’identité, entendue dans un sens large. En résonance avec l’actualité et sa propre histoire, l’artiste entreprend de questionner et de décloisonner les notions d’intégration, de frontière et de mémoire.

 

Dans l’entrée d’un immeuble, le travail photographique de Nikolas Ventourakis (Grèce) défie la perception du spectateur qui fait face à une vue autrefois scénique. Gilles Furtwängler (Suisse) questionne le rapport du spectateur à la rue et au langage dans une série de poèmes traduits en anglais, arabe, français et grec, produits sous forme d’autocollants. Dans une œuvre vidéo, Gabrielle Le Bayon (France) part de la mythologie grecque et de la gardienne de la ville, Athéna, pour retrouver les signes de résistance enracinés dans la réalité quotidienne des femmes dans la rue. Dans une seconde vidéo, installée dans une salle de billard, Luc Andrié (Suisse) interroge le rapport au regard de l’autre au travers de la notion d’attente et d’observation de l’autre. Les photographies de Stelios Kallinikou (Chypre) montrées dans l’intimité d’un appartement évoquent la topographie d’un soi qui cherche un endroit où être, un passé comme un présent. Enfin, Myriam Ziehli (Suisse) présente une série d’images où les vagues du lac font écho aux rivages de la ville. Theodore Pistiolas a composé et interprété la musique qui accompagne la narration.

 

Le commissariat de l’exposition est assuré par Myrto Katsimicha (Grèce) et Olivia Fahmy (Suisse/Egypte) de concert avec la plasticienne Maëlle Gross. Le projet est coordonné conjointement par Alice Francillon et Maëlle Gross.

 

Artistes participants : Luc Andrié, Gilles Furtwängler, Stelios Kallinikou, Gabrielle Le Bayon, Nikolas Ventourakis, Myriam Ziehli.

 

Infos pratiques
L’exposition a lieu du 19 mai au 10 juin (vernissage jeudi 18 mai à 20h30), du jeudi au samedi de 16h à 20h30 (dernier départ à 19h45).

Départ, seul, tous les quarts d’heure, depuis les locaux du réseau d’entraide To Mirmigi, rue Eptanisou 60, Kypseli, Athènes.

Les audio-guides sont dipsonibles en langues anglaise, arabe, française ou grecque. Il est possible de s’inscrire en ligne pour les samedis uniquement.

 

Pour toute question générale, info ici.

 

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